Mercredi 29 février 2012 3 29 /02 /Fév /2012 19:05

 

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Au cours de l’été 1981 (du 3 juillet au 7 août pour être précis), Raymond Depardon, exilé à New York, a entretenu une correspondance un peu particulière avec les lecteurs de Libération. Chaque jour, le photographe français donnait de ses nouvelles avec un cliché pris au hasard de ses pérégrinations dans la Big Apple. Plus de 30 ans après, cette correspondance new-yorkaise fait l’objet d’une exposition à l’Alcazar, fameux restaurant de la rue Mazarine à Paris. Même si l’accès aux photos n’est pas toujours très aisé (rapport aux tables par-dessus lesquelles il faut se pencher), c’est un vrai plaisir que de voir ces images rassemblées dans un même lieu.

 

On y découvre un New-York loin des clichés, loin de Time square et de l’Empire State building. Les gratte-ciels, on ne les aperçoit qu’à travers la fenêtre des toilettes dame du magazine Géo et à Time square, le photographe ignore les panneaux publicitaires (et Dieu sait qu’il est difficile de faire comme s’ils n’existaient pas) pour faire la part belle aux passants. Toutes ces photos racontent la ville différemment, elles les racontent à la manière de Depardon tout comme elles racontent aussi… Depardon, son humeur, ses pensées et remises en question. Les légendes qui les accompagnent, car l’artiste a pris le soin de rédiger une petite note pour chacune d’entre elles, permettent de mettre de mots sur la première impression laissée par les images. Une impression de mélancolie pas dénuée de charme.

 

 

Correspondance new yorkaise jusqu’au 5 mars  à l’Alcazar (62, rue Mazarine 75006 Paris)

 

 

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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 12:09

 

 

 

 

Pile ou face ? La victoire de Jean Dujardin (ou John From the garden comme l’appelle les Ricains. Enfin, c’est ce que j’ai entendu à la radio et ça m’a fait beaucoup rire. Désolée) aux Golden Globes pour son rôle dans The Artist est à la fois une bonne… et une mauvaise nouvelle. Côté pile : une seconde vie pour le film avec une reprogrammation dans plusieurs salles françaises et la possibilité de voir ou revoir cette comédie ultra rafraîchissante. Et surtout, ne vous en privez pas. Pourquoi ? Par ce que ce film au charme désuet joue subtilement avec les codes des films muets des 20’s pour nous offrir un pur moment de bonheur. Parmi les réjouissances : les costumes, en particulier ceux de Bérénice Béjo beaux à en faire pleurer d’envie n’importe quelle femme normalement constituée, les expressions de John From the garden et de Jean Le mec bien (je parle de John Goodman, vous l’aurez compris. Encore une fois, désolée), la bande originale qui parvient à donner du rythme à un film qui est quand même muet et aussi les sublimes scènes de claquettes.

 

Pour en revenir aux Golden Globes et aux nominations aux Oscars, il y a donc un côté pile (le côté gagnant) et un côté face, autrement nommé revers de la médaille. Ce côté face, c’est que partout, tout le temps, on entend plus parler que de The Artist et de Jean Dujardin (cette fois, vous avez vu je me suis retenue). Avec l’approche de la cérémonie des Oscars, ça ne devrait pas se calmer. Et il n’est pas impossible qu’à force de sur-communication et de sur-marketing, ils arrivent à nous écœurer d’un film qu’on aurait pourtant bien aimé aimer. D’ailleurs, histoire de ne pas contribuer au phénomène, je mets, illico, un point final à ce billet.

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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 18:18

 

 

da02-copie-1.jpgL’œuvre d’abord, l’artiste ensuite. Pour sa rétrospective Diane Arbus, le musée du Jeu de Paume a fait le choix de ne pas interférer dans la découverte des images de la fameuse photographe américaine. Les clichés sont exposés sans chronologie, sans panneau explicatif. A peine un titre et une date. Les renseignements biographiques n’arrivent que dans un second temps, après que le visiteur a observé quelque 200 photographies, certaines archi connues, d’autres jamais exposées auparavant. Quoi de mieux finalement qu’une confrontation directe pour se plonger dans une œuvre ?

Plus fort encore, l’institution a décidé de ne procéder à aucun accrochage thématique ou chronologique. Pourtant, on sent bel et bien une évolution. Histoire d’avoir un aperçu général, la toute première salle présente des images phare en lien avec les thèmes fétiches de Diane Arbus (vous voulez des exemples et bien vous n’en aurez pas. Afin de respecter la volonté du musée, je ne donnerai moi-même aucune information sur le sujet). Puis, on découvre les premières photographies de l’artiste, celles prises dans la deuxième moitié des années 1940 et au début des années 1950. Ca part un peu dans tous les sens. On ressent l’énergie de Diane Arbus qui court partout et tout le temps à la recherche de modèles. Lorsque l’on avance dans l’espace (et dans le temps car, finalement, l’exposition respecte un certain ordre chronologique), on voit une cohérence se dessiner. Sur la forme, l’adoption du format carré, et sur le fond avec l’omniprésence de personnages marginaux, hors norme. L’exposition n’est pas organisée autour de thématiques fortes ça n’empêche, il existe bel et bien un fil conducteur qui aide à mieux appréhender l’artiste et son œuvre. 

 

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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 19:00

 

 

 

 

 

Cela ne m’arrive presque jamais (en fait, c’était la première fois) mais en deux jours, je suis allée deux fois au cinéma… pour aller voir deux fois le même film. Envoutée, je n’ai pas pu résister à l’envie de retourner direct dans une salle de ciné pour me replonger dans l’ambiance mafioso-angelosienne de Drive (il faut dire que grâce au festival Télérama, ça ne m’a coûté que 3 euros, alors pourquoi se priver ?). Il y a dans le dernier film de Nicolas Winding Refn un truc ultra sensuel... et ce n’est pas uniquement lié à la présence de Ryan Gosling (bon, ok, il y est quand même un peu pour quelque chose. Parenthèse dans la parenthèse : je ne pensais pas qu’un jour on puisse élever le cure-dent au rang d’accessoire indispensable à la sexy attitude).

 

Donc, nous avons Ryan Gosling, excellent, il arrive même à nous faire croire qu’il est timide (ah ce petite regard d’agneau perdu). Il y a aussi et surtout une ville photogénique à en mourir ainsi qu’une photographie incroyable. Le cadrage impeccable, la lumière sculptant la ville et les visages donnent une couleur particulière à ce polar qui a réussi à me faire aimer les course-poursuite - la toute première scène du genre est mythique. Enfin, la tonalité eighties de la B.O sonne pile poil comme il faut… Pour vous le prouver, en voici un petit extrait. Enjoy !  

 

 

 

                                                          

 

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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 16:53

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Les premières images de Keira Knigtley mâchoires en avant pour singer une hystérique en pleine crise sont quelque peu surprenantes. On se dit que sur ce coup, Cronenberg n’a pas fait dans la subtilité et que l’on va se taper deux heures de clichés sur les schizo, nympho, sado, maso et autres déviants. Heureusement, grâce aux bons soins du docteur Jung, Sabina Spielrein – Keira Knigtley se sent de mieux en mieux et nous épargne le spectacle de son visage se transformant en face de macaque. Libéré, le cerveau peut alors se concentrer sur le sujet du film : les relations qui unissent (ou désunissent) les pionniers de la psychanalyse et l’influence de ces relations sur l’évolution de cette science. On y voit alors comment les désaccords entre Freud et Jung ont pu faire avancer la pensée analytique. Comment les rapports entre Jung et ses patients (qui, en dépit des conventions qui régissent la pratique de la psychanalyse, deviennent, parfois, un peu plus que des patients) ont permis d’ouvrir des nouvelles perspectives dans le domaine de la recherche comme dans celui de la prise en charge des malades. On s’aperçoit aussi que côté névrose, les soignants n’ont, bien souvent, rien à envier à leurs patients.

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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 11:11

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Imaginez un paysage de Finlande du genre féerique. Tellement finlandais et tellement féerique que l’on pourrait voir des elfes surgir de derrière les bouleaux. Il y a une cabane en bois au milieu de la forêt, il y a aussi un lotissement avec de jolies petites maisons aux couleurs chaleureuses. Le décor idéal pour une bluette kitsch mettant en scène un couple de gays aux airs de divas tragi-comiques. Malheureusement, on quitte très vite la Scandinavie pour se retrouver en France, dans une famille juive de Paris avec son pressing, son accent sépharade, sa mère encombrante… et toute la panoplie qui a fait le succès de La vérité si je mens mais qui commence sérieusement à sentir le cramé à force d’avoir été réchauffé. Reste quelques bons moments à porter au crédit de Nicolas Maury, excellent en homosexuel romantique un peu paumé.

 

Let my people go. Mikael Buch. Scénario : Mikael Buch et Christophe Honoré

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Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 16:46

 

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Surtout ne pas se fier à la durée du film. Je le concède 2h28 de documentaire sur les habitants d’un bidonville égyptien, ce n’est pas ce qu’il y a de plus glamour. Mais s’il était moins long, le film ne nous offrirait pas tous ces petits trésors qui se présentent à nous au détour d’une scène de vie ou d’une confession fleuve de l’un des personnages. La joute verbale, qui oppose deux chanteurs de rue la veille du mariage de l’un de leurs amis, est magique. Les propos tenus par une femme et son mari sur les liens qui unissent (ou unissaient) les membres des différentes communautés religieuses nous donne des clés pour mieux comprendre un pays en pleine mutation (les images ont été filmées au début des années 2000). Certaines séquences peuvent choquées les Occidentaux que nous sommes, - la fabrication du pain au milieu d’une montagne de détritus prouve à quelle point les habitants de Mafrouza ont l’estomac solide. Mais ça existe, pourquoi le cacher ?

 

Mafrouza 1. Oh la nuit ! (documentaire en 5 parties d’Emmanuelle Demoris)

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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 20:22

http://www.amisdelaterre.org/IMG/gif/couv220.gif

 

La Baleine 166, magazine de l'association Les Amis de la Terre, est disponible. Dans ce numéro, un intéressant dossier sur les agrocarburants. A lire au plus vite ici.

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Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /Juin /2010 19:47

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Jeudi 3 juin. Nous sommes conviés à la projection de Stones in exile, documentaire de Stéphane Kijak sur l’exil français de la bande à Jagger au tournant des seventies (yeah baby). En 1971, acculés par le fisc britannique, ils s’étaient installés à Villefranche-sur-Mer dans la luxueuse villa Nellcôte pour y enregistrer le célèbre Exile on Main Street. Le film retrace cette époque de la vie des Stones et de toute leur armée de parasites attitrés. Rock’n’roll.

 

A suivre sur Last-Concept

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Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 19:49

http://img.over-blog.com/500x333/0/39/35/32/Tournage.JPG

 

Cette semaine, photographies de plateau pour le court métrage A313 de Thomas Lavergne, produit par Nana Films. Plus d'infos (et si possible, plus de photos) prochainement !

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