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  • : Lucile
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Samedi 18 octobre 2008

Ca devait être l’histoire d’un mec, c’est en fait une bien triste caricature du mec à la salopette. Campé par François-Xavier Demaison, le Coluche d’Antoine de Caunes est un personnage grotesque aussi ridicule dans la vie que le personnage qu’il incarne sur scène. A propos de scènes, j’ai l’impression d’avoir vu les deux mêmes tout le long du film : Coluche fait la fête avec ses amis et se trémousse en caleçon, Coluche quitte le commissariat très, très en colère. Désolée, c’est un peu réducteur, parfois, il fait des blagues devant le public du théâtre du gymnase (c’est encore ce qu’il y a de mieux. En même temps, le texte était déjà écrit). Complètement déroutée, je me suis même demander si mon jeune âge (j’avais sept ans quand Coluche nous a quitté) ne m’avait pas fait voir une personne que le fondateur des Restos du coeur n’était pas. J’ai donc téléchargé des sketchs de Coluche sur dailymotion. Et clairement, je préfère la vraie histoire d'un mec.

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Mercredi 24 septembre 2008




Génie longtemps ignoré, Saul Leiter est en passe de devenir la coqueluche du monde photographique. Après avoir été la vedette de la Fondation Cartier-Bresson, l'artiste américain est aujourd'hui exposé dans l'enceinte d'une des plus grandes galeries photo de Paris. Courez à la
Galerie Camera Obscur (avant le 17 octobre) admirer les images couleurs de ce personnage très peu soucieux des conventions. Au passage, vous pouvez jetez un coup d'oeil sur un portrait du bonhomme réalisé il y a quelques mois pour Last Mag. 
 



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Mardi 16 septembre 2008


Peu importe le sujet auquel il s’atèle, Clint Eastwood parvient toujours à titiller la partie de notre cerveau responsable de nos émotions. C’était le cas pour la Sur la route de Madison, pour Million Dollar Baby ou Mystic River. Ca l’est encore pour Mémoires de nos pères. Premier volet d’un diptyque sur la bataille d’Iwo Jima, combat qui opposa Américains et Japonais à la fin de la seconde guerre mondiale, ce film possède à première vue tous les ingrédients qui font un bon film de guerre. Mais en fait, c’est bien plus que cela. Au-delà de la reconstitution historique, le réalisateur explore les rapports qui unissent (ou désunissent) soldats, familles endeuillées et politiques restés sur le sol américain. Alors bien sûr quand la souffrance de soldats qui ont survécu au massacre se heurte au cynisme politique et au tout puissant intérêt national, les sentiments s’exacerbent et l’émotion gagne même les plus aguerris des spectateurs. J'ai hâte de voir Lettres d'Iwo Jima, la vision japonaise de cette bataille qui hante toujours la mémoire des combattants et de leurs enfants. A suivre sur ce blog.

 

 



Mémoires de nos pères en DVD chez Warner Home Video  

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Samedi 6 septembre 2008

 
J’ai détesté la vie de photographe d’Annie Leibovitz (Annie Leibovitz : A Photographer’s Life, 1990 – 2005). Je m’apprêtais à jeter le même sort à son compatriote Richard Avedon. Mais là où je pensais trouver des clichés archi travaillés et totalement dénués d’émotions, j’ai découvert des images chargées d’humanité qui transgressent les règles imposées par le genre.


Richard Avedon se découvre hors des frontières du classicisme photographique. Déjà, à ses débuts en tant que photographe de mode, il se joue des conventions et développe un style tout à fait personnel. Il abat les murs du studio pour embarquer ses modèles dans les rues et les bistrots d’un Paris canaille. Fini les poses statiques contre des colonnes doriques en stuc et les lumières artificielles, vive le mouvement et les robes Dior portées par des mannequins accoudés au comptoir. Et quand Avedon s’attaque au portrait, s’est la même logique qui s’empare de lui. Le photographe ne cherche pas à sublimer le personnage qu’il a devant lui. Il cherche l’être humain et s’engouffre dans les fissures qui le caractérisent.



Du coup, on peut se sentir un peu ébranlé. "Elles sont pas belles les dames", dira même un enfant passant devant les portraits de Carson Mc Cullers et Dorothy Parker. Avedon, n’a effectivement pas pris les deux écrivains américains sous leur meilleur jour. Il a préféré montrer les stigmates d’une vie marquée par la dépression, l’angoisse et l’alcoolisme. Il a fait la même chose pour Marylin. Le résultat est bluffant. Un instant, on oublie la ravissante idiote. On voit la tristesse dans ses yeux. Jamais Marylin n’a été aussi touchante.


Pour arriver à tel résultat, l’artiste américain a un secret : la simplicité. Fond blanc, lumière neutre et mise en scène minimaliste sont les éléments qui caractérisent nombre de ses portraits de stars. C’est la même méthode qu’il utilise dans les années 80  pour son célèbre In the American West. 750 portraits d’hommes et de femmes appartenant à la working class des états de l’ouest. Ouvriers agricoles, serveuses, sans-abri, mineurs tous posent devant son appareil dévoilant le plus profond de leur être. Ces images débordent d’émotions. Il n'y a aucun doute, la photographie d’Avedon a une âme.



- R
ichard Avedon. Photographies 1946 – 2004. Jusqu’au 27 septembre au Jeu de Paume Paris.
- Annie Leibovitz, A photographer’s life, 1990 – 2005. Jusqu’au 14 septembre à la Maison européenne de la photographie Paris.

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Dimanche 31 août 2008



Le nouveau Last-Mag  vient de débarquer sur le Net. Il décharge au passage toute une cargaison d’articles à lire au plus vite. Invité d’honneur de numéro, Audience 33, team de photographes et de graphistes, signe la couverture du mag et délivre les secrets de sa victoire au concours photo Kumi Yama (Les 2 Alpes. 4, 5 et 6 juillet).Toujours en verve, yacine_ dresse un portrait de 50 cent, rappeur qui a "décidé de faire chier la terre entière" (dixit l’auteur du papier). Notre globe trotter Gaylord Pedretti vous entraîne à Haïti. Et moi, je vous propose de me suivre sur le Parcours parisien de la photographie. Il y a encore plein d’autres trucs à lire mais je vous laisse les découvrir par vous-même.

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