"Mais qu’est ce que tu vas faire en Belgique ?" Voilà, dès qu’il
était question de mes vacances chez nos voisins les Belges, j’avais à coup sûr droit à cette même et sempiternelle question. Eh bien, sachez chers amis, qu’il y a plein de choses à faire en
Belgique. D’abord, en Belgique, on mange. Et on mange bien et beaucoup. Mon estomac se souvient encore des mitraillettes (baguette de pain débordant de frites et de viande) et du demi bœuf et de
son champ de patates modestement baptisés "Cheeseburger et pomme de terre au four".
En Belgique, on boit. Pour faire glisser la carbonnade flamande, il faut savoir ingurgiter des litres de kriek*. En Belgique on dessine ou plutôt, on regarde les dessins des autres.
Capitale de la bande dessinée, Bruxelles possède un extraordinaire Centre de la BD où l’on peut facilement passer une demi journée sans jamais
s’ennuyer. Petit rappel : Les Schtroumpfs, Tintin et Milou, Spirou et Fantasio et Blondin et Cirage -une BD pas du tout raciste (sic)- ne sont pas français mais
belges !
En Belgique, on va au cinéma. Avec son musée du cinéma hyperactif, même quand il est fermé, et son festival Ecran total, Bruxelles vous offre la
possibilité de découvrir ou redécouvrir les grands films de l’année et les classiques les plus anciens. En Belgique, on aime l’art et on se précipite aux Musée des Beaux arts pour s’extasier
devant un Brueghel ou un Magritte. En Belgique, on se prend pour un Bourgeois du début du XXe siècle et se on se met à rêver devant les magnifiques bâtiments art nouveau conçu par
l’architecte Victor Horta. Enfin, quand on est en Belgique,
on évite d’aller à Bruges par ce que les seuls Belges qu’on y trouve vendent des chocolats ou des cartes postales pour les touristes.
* Carbonnade flamande : ragoût de bœuf étuvé à la bière trop bon ; Kriek : bière à la
cerise qui déchire !
NB : je ne suis pas belge.
La rue est vide et silencieuse. Rien ne semble bouger sous ce ciel gris chargé de nuages lourds et menaçants. Soudain, venu de derrière les
terrains vagues entourés de barbelés, un roulement de tambour, puis deux, en fait, une succession de notes aux airs plutôt militaires. En avançant, les sons se précisent. Puis apparaissent les
premiers manifestants. Des musiciens en tenue. Ils portent un képi et un costume bleu clair. Le chef de fil arbore un drapeau et derrière se succèdent, en ordre, des hommes de tous les âges et
des enfants.